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Riyad as-Salihin | Chapitre n° 2 : Le repentir

Écrit par Med Tchalabi. Publié dans Riyad as-Salihin

Riyad as-Salihin | Chapitre n° 2 : Le retour vers Allah ou le repentir

www.tchalabi.com Explication en langue française du livre « Riyâd As-Sâlihîn » - Le jardin des vertueux de l'éminent juriste Mahyi Ad-Dîn An-Nawâwî (676 H - 1277) qui est un ouvrage très célèbre et très apprécié par l'ensemble des musulmans à travers le monde depuis sa parution première. Son auteur, Qu'Allah lui fasse miséricorde - a classé les hadiths selon les thèmes les plus importants ! Explications par notre bien aimé Sheikh Mhamed Tchalabi en direct de son salon 0o0 Apprendre Lislam Sur Le Vrai Minhaj 0o0...


Introduction au chapitre :
Les savants ont dit : « Le repentir de tout péché est une obligation »

Allah le Très Haut a dit :« … Revenez tous à Allah, O Croyants ! Peut-être récolterez-vous le succès ». 24.31 - « Implorez votre absolution de votre Seigneur puis revenez à Lui ». 2.3 - « O vous qui avez cru ! Revenez à Dieu dans un retour sincère ». 66.8

Mercredi 02 Jûmada Al-Thani 1430 - 25 Mai 2009
| 1er cours - Durée : 0h 33 min

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Mercredi 02 Dhul Qua'dah 1430 - 21 Octobre 2009
| 2éme cours - Durée : 1h 33 min

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Mercredi 16 Jûmada Al-Thani 1430 - 10 Juin 2009
| 3éme cours - Durée : 1h 19 min

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Hadith n°13 :
Abou Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) dire : « Par Allah ! Je me repens sûrement chaque jour plus de soixante dix fois » | Hadith rapporté par Boukhari

Mercredi 02 Dhul Qua'dah 1430 - 21 Octobre 2009
| 4éme cours - Durée : 1h 12 min

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Hadith n°14 :
Al Aghar Ibn Yasâr Al Mouzanî a dit : Le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) à dit : « O gens ! revenez à Allah et implorez de Lui votre absolution ; je me repens moi-même cent fois par jour » | Hadith rapporté par Mouslim

Hadith n°15 :
Anas Ibn Malek Al Ansarî (qu'Allah soit satisfait de lui), le serviteur du Messager d’Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit : Le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit : « Certes Allah se réjouit du repentir de Son esclave plus que ne se réjouit l’un de vous lorsqu’il se retrouve par hasard son chameau après l’avoir perdu dans une terre désertique » | Hadith unanimement reconnu authentique

Et dans la version de Mouslim : Allah Se réjouit certainement de Son esclave quand il revient à Lui plus que ne se réjouit l’un de vous qui était sur sa monture dans une terre désertique. Elle s’échappe tout à coup en emportant sa nourriture et sa boisson. Il désespère de la revoir et s’allonge à l’ombre d’un arbre n’ayant aucun espoir de retrouver sa monture. Cependant qu’il est ainsi, voilà que sa monture se tient debout devant lui. Il la saisit par la bride et dit sous l’effet de sa joie excessive : « Seigneur Allah ! Tu es mon esclave et je suis Ton seigneur » (s’étant embrouiller tellement il était joyeux).

Hadith n°16 :
Selon Abou Mûssa Al Ash’arî (qu'Allah soit satisfait de lui), le prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit : « Allah exalté tend Sa Main la nuit pour accepter le repentir du pécheur du jour et le jour pour accepter le repentir du pécheur de la nuit ; et ce jusqu’à ce que le soleil se lève de l’Occident (c’est à dire jusqu’à la résurrection) » | Hadith rapporté par Mouslim

Hadith n°17 :
Selon Abou Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), Le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit : « Celui qui s’est repenti avant que le soleil ne se lève de l’Occident, Allah agrée son repentir ». | Hadith rapporté par Mouslim

Hadith n°18 :
Selon ‘Abdulâh Ibn ‘Omar (qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète d’Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit : « Allah glorifié et honoré accepte le repentir de l’esclave (l’homme) tant qu’il n’est pas à l’agonie de la mort ». | Hadith rapporté par Tirmidhi

Mercredi 10 Dhul Qua'dah 1430 - 28 Octobre 2009
| 5éme cours - Durée : 3h 17 min

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Hadith n°19 :
Zirr Ibn Houbeysh a dit : « Je me rendis chez Safwân Ibn ‘Assal (qu'Allah soit satisfait de lui), pour l’interroger sur le passage des mains sur les chaussures (permission réservée au voyageur, dans ses ablutions, de ne pas se déchausser mais de passer ses mains mouillées sur ses chaussures). Il me dit : « Qu’est ce qui te fait venir, O Zirr ? ». Je dis : « La recherche du savoir ». Il dit : « Les Anges baissent leurs ailes (par respect et humilité) devant celui qui se consacre à la recherche du savoir ». Je dis « Mon esprit n’a pas accepté la permission du passage des mains après les défections et l’urine, et tu es l’un des Compagnons du Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui). Je suis donc venu te demander si tu l’as entendu dire pareille chose ». Il dit « Oui, et il nous ordonnait, quand nous étions en voyage, de ne pas nous déchausser durant trois jours avec leurs nuits sauf en cas de souillure majeur (rapport sexuel) à l’exception des défécations, de l’urine et du sommeil. » Je dis : « L’as-tu entendu dire quelque chose au sujet de ceux que l’on aime ? ». Il dit : « Oui. Nous étions avec le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) dans un voyage. Alors que nous étions auprès de lui, voilà qu’un bédouin l’appela d’une voix qu’il avait bien forte : « O Mohammad ! » Le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) lui répondit à peu près sur le même ton : « Me voici ! ». Je dis au bédouin : « Malheur à toi ! Baisse un peu ta voix ! ». Il dit : « Par Allah je ne baisserai pas ma voix ». Puis il dit : « L’homme aime certaines gens mais ne peut atteindre leur niveau (pour être avec eux au Paradis), dis moi ce que tu en penses ! ». Le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) lui dit : « Au jour de la résurrection, l’homme est avec ceux qu’il a aimé ». Puis il ne cessa de nous parler jusqu’à ce qu’il cita une porte qui s’ouvrira de l’Occident et dont la largeur équivaudrait au parcours du cavalier durant quarante ou soixante dix ans. Souyân, l’un des narrateurs, dit : « Cette porte s’ouvrira du côté de la Syrie. Allah exalté l’a créée le jour même où il créa les cieux et la terre, ouverte au repentir et ne se refermant que lorsque le soleil se lèvera de son côté ». | Hadith rapporté par Tirmidhi

Mercredi 15 Dhul Hijja 1430 - 02 Décembre 2009
| 6éme cours - Durée : 3h 37 min

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Hadith n°20 :
Selon Abou Sa’id Al Khoudri (qu'Allah soit satisfait de lui), Le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit : « Parmi ceux qui vivaient avant vous il y avait un homme qui avait tué quatre vingt dix neuf personnes. Il demanda quel était le plus grand savant de la terre. On lui désigna un moine. Il alla le trouver et lui dit qu’il avait tué quatre vingt dix neuf personnes. Est-ce qu’il restait quelque possibilité de se repentir ? « Le moine dit aussitôt : « Non ». Il le tua sur le coup et compléta ainsi à cent le nombre de ses victimes. Puis il demanda quel était l’homme le plus savant de la terre. On lui en désigna un. Il lui dit : « J’ai tué cent personnes. Ai-je encore quelque possibilité de me repentir ? » Il Lui dit : « Oui et qu’est ce qui suppose à ton retour à Allah ? Va à tel pays. Là vivent des gens qui ne font qu’adorer Allah exalté. Adore Allah avec eux et ne te retourne plus à ton pays car c’est une terre de mal ». Il se mit donc en marche et lorsqu’il fut à la moitié du chemin il fut atteint par la mort. Les Anges de la miséricorde (ceux qui accueillent les mourant agréés par Allah) se disputèrent à son sujet avec les Anges des tourments (les uns voulant le destiner au Paradis les autres voulant le destiner à l’Enfer). Les Anges de la miséricorde dirent : « Il est venu plein de repentir désirant de tout son cœur retourner à Allah ». Les Anges des tourments dirent : « Il n’a jamais fait de bien dans sa vie ». C’est alors qu’un Ange vint à eux sous une apparence humaine. Ils le prirent comme arbitre. Il leur dit : « Mesurez la distance qui le sépare de la terre du mal et celle qui le sépare de la terre du bien. Destinez le ensuite à celle dont il est le plus proche ». Ils mesurèrent et trouvèrent qu’il était plus près de la terre qu’il voulait rejoindre et ce furent les Anges de la miséricorde qui lui retirèrent son âme. | Hadith unanimement reconnu authentique

Dans une autre version : « La cité vertueuse était plus proche d’une seule palme et c’est pourquoi il fut compté de ses habitants ». Dans une troisième version : « Allah exalté inspira à la terre du mal de s’éloigner et celle du bien de se rapprocher. Puis Il dit : « Mesurez la distance qui les sépare ». Ils trouvèrent qu’il était plus proche d’une palme de la cité du bien. Aussi fut-il absout de ses péchés.

Mercredi 29 Dhul Hijja 1430 - 16 Décembre 2009
| 7éme cours - Durée : 3h 07 min

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Hadith n°21 :
Abdullah Ibn Ka’b Ibn Malek (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit : « J’ai entendu Ka’ab Ibn Malek (qu'Allah soit satisfait de lui) raconté sa fameuse histoire lorsqu’il faussa compagnie au Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) lors de l’expédition de Tabuk. Ka’b a dit : Je n’ai jamais faussé compagnie au Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) dans aucune de ses campagnes sauf celle de Tabuk. Cependant je n’ai pas participé à la bataille de Badr et, à ce moment, aucun de ceux qui s’en étaient absentés ne reçut pour cela de reproche. C’est que Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) n’était sorti avec les musulmans qu’à la recherche de la caravane (commerciale) de Qoreysh jusqu’à ce qu’Allah exalté les mît face à face avec leur ennemi, sans rendez-vous préalable. J’ai effectivement été témoin avec le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) de la nuit de ‘Aqaba où nous avions signé notre pacte sur la base de l’Islam. Or je ne donnerai pas un tel honneur en échange de ma participation à la bataille de Badr, bien que les gens la mentionnent plus souvent que l’alliance d’Al ‘Aqaba en question.

Pour ce qui est de ma défection de l’expédition de Tabuk, je n’ai jamais été plus fort, ni plus riche que lorsque j’y fis défaut. Par Allah, je n’ai jamais possédé avant elle deux montures à la fois. Le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) n’entreprenait jamais une expédition sans faire semblant de se diriger vers une autre (pour tromper les espions de l’ennemi) ; jusqu’à ce que vînt le tour de cette expédition qu’il fit dans une période de très grandes chaleurs. Il se mit donc en route pour un long voyage (les confins de la Palestine) dans un immense pays désertique et aride. Il devait en outre rencontrer un ennemi très nombreux. Aussi dit-il cette fois aux Musulmans leur vraie destination afin qu’ils prennent leurs dispositions en conséquence. Les musulmans étaient nombreux avec lui, mais aucun registre ne les mentionnait. Ka’b a dit : « Si bien que celui qui voulait déserter était presque sûr de passer inaperçu, à moins que Allah ne fasse une révélation coranique à son sujet. Donc le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) entreprit cette expédition à un moment où les fruits étaient mûrs et où l’ombre était bien désirable. Or j’étais l’homme le plus désireux de jouir de ces fruits et de cette ombre. Le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) s’était équipé de même que les Musulmans avec lui. Quant à moi, je sortais tous les matins pour m’équiper mais je rentrais sans en avoir rien fait, me disant, à chaque fois, que je pourrais le faire à l’heure que je voulais. Cette situation dura jusqu’à ce que les musulmans eussent redoublé d’efforts dans leurs préparatifs et, le lendemain matin, ils prirent le chemin de la guerre avec le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui). Je n’avais pourtant rien préparé pour être des leurs. Je rentrai donc chez moi, cette fois encore, sans avoir rien fait. Si bien qu’ils prirent sur moi une trop grande avance. A un moment donné, pourtant, j’ai voulu partir à leurs traces (et combien j’aurais voulu l’avoir fait !) mais Allah ne me prédestinait pas à cet honneur. Chaque fois que je me mêlais aux gens après le départ du Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) je ne me voyais semblable qu’à quelqu’un sur qui pesait lourdement une ombre d’hypocrisie ou à l’un de ces faibles qu’Allah avait exemptés pour cause de maladie. Le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) ne cita pourtant pas mon nom jusqu’à son arrivée à Tabuk. Cependant qu’il était assis avec un nombre de gens, il dit par la suite : « Qu’a donc fait Ka’b Ibn Malek ? ». Quelqu’un des Banni Salam dit : « O Messager de Allah ! Il a été sans doute retenu à Médine par la beauté de ses habits et par sa vanité ». Mou’adh Ibn Jabal (qu'Allah soit satisfait de lui) lui dit alors : « Quelles bien vilaines paroles tu viens de proférer ! O Messager d’Allah ! Nous n’avons jamais entendu dire à son sujet que du bien ». Le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) ne dit rien. Sur ces entrefaites apparut à l’horizon un homme vêtu de blanc s’avançant dans le mirage. Le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) : « Sois Abou Khaythama ! », et ce fut effectivement Abou Khaythama l’Ansarite. C’était lui qui avait fait jadis aumône de quelques poignées de dattes, ce qui lui valut les sobriquets des hypocrites. Ka’b dit : « Lorsque j’appris que le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) avait pris le chemin de retour de TAbuk, je fus envahi d’une grande tristesse. Je me mis à penser à quelque mensonge pour me disculper en me disant en moi-même : « Quelle excuse va bien me sortir de sa colère ? » Je rpis conseil en cela auprès des gens de ma famille. Quand on m’a appris que le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) était désormais tout proche, toutes mauvaises inspirations disparurent de mon esprit et je sus ainsi que rien ne pouvait me sauver de sa colère. Aussi ai-je décidé de choisir plutôt la voie de la sincérité. Le lendemain matin il était de retour. Or, lorsqu’il rentrait d’un voyage, il réservait toujours sa première visite à la mosquée. Il y fit deux unités de prières puis s’assit pour accueillir les gens. C’est alors que vinrent à lui ceux qui ne l’avaient pas suivi, lui présentant leurs excuses avec force serments. Ils étaient un peu plus de quatre-vingts. Il accepta leur état apparent, agréa leur allégeance et implora pour eux l’absolution divine tout en laissant à Allah le Très-Haut le soin de juger ce qu’ils cachaient en eux-mêmes.

C’est alors que je vins moi-même. Quand je le saluai, il sourit de la façon de quelqu’un en colère puis me dit : « Viens ici ! ». Je m’avançai et je m’assis devant lui. Il dit : « Qu’est-ce donc qui t’a empêché de te joindre à nous ? N’avais-tu pas déjà acheté ta monture ? » Je dis : « O Messager d'Allah ! Si je me trouvais maintenant devant un autre que toi de tous les habitants de ce monde, j’aurais certainement jugé que je m’en sortirais par quelque excuse, d’autant plus que j’ai le don de la polémique. Mais, par Allah, j’ai bien su que si je te racontais aujourd’hui quelque mensonge pour te satisfaire, Allah ne serait pas loin de me frapper de Sa Colère et, si je te disais la pure vérité qui pourrait te fâcher quelque peu contre moi, je pourrais espérer une conclusion heureuse de la part de Allah Tout-Puissant. Par Allah, je n’avais aucune excuse de rester à l’arrière. Par Allah, je n’avais jamais été aussi fort ni aussi riche que lorsque je t’ai fait détection ».

Le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) dit alors : « Voilà quelqu’un qui a parlé sincèrement. Debout et va-t-en de là en attendant que Allah prononce sur toi Son jugement ! ». Des homes de la tribu des Bani Salama sortirent à ma suite et me dirent : « Par Allah, nous n’avons jamais appris sur toi que tu avais commis un péché avant celui-là. Tu aurais bien pu t’excuser auprès du Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) comme se sont excusés les autres déserteurs. Il t’aurait largement suffi auprès d’Allah que Son Messager priât pour ton absolution ». Il dit : « Par Allah, Ils n’ont pas cessé de me faire des reproches jusqu’à ce que j’ai voulu retourné auprès du Messager d’Allah pour revenir sur mes premières déclarations. Puis je leur dis : « Est-ce que d’autres sont dans mon cas ? » Ils dirent : « Oui, il y a deux hommes qui tinrent les mêmes propos que toi et qui obtinrent la même réponse ». Je dis : « Qui sont-ils ? ». Ils dirent : « Mourara Ibn Arrabî Al ‘Amrî et Hilâl Ibn Oumaya Al Wâqifî ». Il dit : « Ils m’ont nommé là deux hommes vertueux qui avaient participé à la bataille de Badr et qui étaient dignes d’être pris en exemple. Lorsqu’on me les cita, je m’en allai. Le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) avait interdit entre temps qu’on nous adressât la parole à tous les trois entre tous ceux qui avaient déserté. Ainsi les gens nous évitaient (ou il a dit : « changèrent d’attitude envers nous ») si bien que je ne reconnaissais plus la terre car ce n’étais plus celle que je connaissais. Nous restâmes dans cette situation cinquante longues nuits. Quant à mes deux compagnons d’infortune, ils se résignèrent à leur sort, gardèrent leur maison et ne cessèrent pas de pleurer. Pour ma part, j’étais le plus jeune et le plus fort des trois. Je sortais pour prendre part à la prière avec les musulmans et je parcourais les marchés sans que personne ne m’adressât la parole. J’allais à chaque fois au Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui), je le saluais alors qu’il était assis après la prière. Je me demandais en moi-même s’il avait ou non remué les lèvres pour répondre à mon salut. Puis je me plaçais pour prier tout près de lui et je l’épiais furtivement. Quand je me plongeais dans ma prière, il me regardait et quand je me tournais vers lui, il se détournait de moi. Quand cette mise en quarantaine des musulmans dura trop longtemps pour moi, je n’ai pas hésité à passer par-dessus le mur de Abou Qatada ; il était mon cousin et l’un de mes plus chers amis Je lui adressai le salut. Par Allah, il n’a même pas daigné me le rendre. Je lui dis : « O Abou Qatada ! Je te supplie par Allah de me dire si tu sais que j’aime Allah et Son Messager ». Il se tut. J’y reviens de nouveau et il se tut encore. J’insistai encore une fois et il me dit enfin : « Allah et Son Messager sont plus à même de le savoir ». Mes yeux débordèrent alors de larmes. Je m’en allai et passai de nouveau par-dessus son mur. Tandis que je déambulais dans les rues commerçantes de Médine, voilà qu’un Nabatéen (paysan) de Syrie, de ceux venus avec du blé pour le vendre, criait : « Qui peut me dire où se trouve Ka’b Ibn Malek ? ». Les gens se mirent à me désigner jusqu’à ce qu’il vînt à moi et me donnât une lettre de la part du roi Ghassan. Je savais alors lire. Je lus donc la lettre et il y avait ceci : « Or, donc, nous avons appris de ton compagnon (le Prophète) est en froid avec toi et Allah ne t’a jamais placé dans une demeure d’humiliation et d’abandon. Rejoins-nous donc et Nous te consolerons de te déboires ». Je dis après sa lecture : « Voilà bien encore l’une de ces épreuves qui m’accablent en ces moments ». Je me dirigeai avec la lettre vers le four à pain et je la brûlai Jusqu’à ce qu’eussent passé quarante nuits (de quarantaine imposée). La révélation d’Allah tardait à venir (pour me disculper). C’est alors que le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) vint me dire : « Le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) t’ordonne de ne plus approcher ta femme ». Je lui dis : « Dois-je la répudier ?ou bien que dois-je faire ? ». Il dit : « Non, mais isole-toi simplement d’elle et ne l’approche plus ». Il envoya le même message à mes deux compagnons. Je dis à ma femme : « Va chez ta famille et reste-y jusqu’à ce que Allah prononce Son jugement dans cette affaire ». La femme de Hilal Ibn Oumaya vint dire au Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) : « O Messager d’Allah ! Hilal Ibn Oumaya est un vieillard perdu n’ayant aucun domestique. Est-ce qu’il te répugne que je le serve ? ». Il dit : « Non, mais qu’il ne t’approche surtout pas ! ». Elle dit : « Par Allah, il est incapable de quoi que ce soit et, par Allah, il ne cesse de pleurer jusqu’à ce jour depuis cette triste affaire ». Certains de mes parents me dirent : « Pourquoi ne demandes-tu pas au Messager d’Allah la permission de garder ta femme puisqu’il a autorisé celle de Hilal Ibn Oumaya à le servir ? ». Je dis : « Je ne demanderai pas la permission de la garder car je sais ce que dirait de moi le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) si je lui demandais cette permission alors que je suis jeune ». Je restais ainsi dix nuits ; si bien que s’accomplirent pour nous cinquante nuits depuis qu’il a été interdit de nous adresser la parole.

Puis je fis la prière de l’aube le lendemain de la cinquantième nuit sur le toit de l’une de nos maisons. Pendant que j’étais assis dans cet état dont Allah a parlé dans Son Livre (« jusqu’à ce qu’ils se fussent sentis à l’étroit dans la terre malgré son ampleur ») j’entendis tout à coup la voix de quelqu’un qui criait du haut du mont Sala’ me disant aussi fort qu’il pouvait : « O Ka’b Ibn Al Malek ! Réjouis-toi de la bonne nouvelle ! ». Je tombai aussitôt en prosternation sachant que quelque chose de nouveau était venue me délivrer de ma situation oppressante. Le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) avait en effet annoncé lors de la prière de l’aube que Allah avait enfin agrée notre repentir. Les gens coururent vers nous pour nous porter la bonne nouvelle. Deux hommes partirent pour en informer mes deux compagnons et un troisième se lança dans ma direction au galop de son cheval. Un autre homme de la tribu de Aslam courut vers moi et parvint, avant l’arrivée du cavalier, sur le mont Sala’. Sa voix fut plus rapide que le cheval. Quand vint à moi celui dont j’avais entendu la voix annonciatrice de bonne nouvelle, j’ôtai mes deux tuniques et je l’en revêtis, en récompense de sa bonne nouvelle. Par Allah, je n’avais pas d’autres tuniques que celles là. Je dus en emprunter deux pour me couvrir moi-même. Je partis alors en direction du Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) cependant que les gens m’accueillaient en groupe, me félicitant de l’agrément de mon repentir et me disant : « Nous te félicitons pour l’agrément par Allah de ton repentir ». J’entrai finalement à la mosquée et voilà que le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) y était assis au milieu des gens. Il me serra la main et me félicita. Par Allah, aucun autre des Mouhajirîn (les exilés de la Mecque) ne se leva à ma rencontre. Ka’b n’a jamais plus oublié à Talha cette marque d’amitié. Ka’b dit : « Lorsque j’eus salué le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui), il me dit, le visage rayonnant de joie : « Réjouis-toi du plus beau jour que tu aies jamais connu depuis que ta mère t’a mis au monde ! ». Je dis : « Est-ce que cette faveur provient de toi, ô Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui), ou est-ce d’Allah ? » Il dit : « Plutôt de Allah, Tout Puissant ». Or quand le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) était content, son visage rayonnait de lumière au point qu’il ressemblait à un morceau de lune éclatante. Nous savions cela de lui. Une fois assis devant lui, je dis : « O Messager d’Allah ! Pour prouver encore plus mon repentir, je voudrais faire aumône d’une partie de mes biens pour Allah et pour Son Messager ». Le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) dit : « Garde une partie de tes biens pour toi-même, cela est préférable pour toi ». Je dis : « Je garde ma part du butin de Khaybar ». Je dis en outre : « O Messager d’Allah ! Allah le Très Haut ne m’a sauvé qu’à cause de ma sincérité et, comme autre preuve de mon repentir, je ne dirai plus que la vérité tant que je vivrai ». Par Allah je n’ai jamais appris jusqu’à ce jour qu’aucun musulman n’a été mieux récompensé que moi par Allah le Très-Haut pour sa sincérité depuis que j’ai dit cela au Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) ; je souhaite qu’Allah me préserve du mensonge pour le restant de ma vie ». Il dit : « Allah le Très-Haut fit alors descendre (révéla) les versets suivants : « Allah a agrée le repentir du Prophète, des Mouhajirûn et des Ansârs qui l’ont suivi dans les heures difficiles… ». Jusqu’à ces paroles : « …Il est certainement pour eux compatissant et miséricordieux. Il agréa aussi le repentir des trois qui ont été laissés de côté jusqu’au moment où la terre devint pour eux bien étroite malgré son ampleur… » Jusqu’à ce qu’il arrivât à ces mots : Craignez pieusement Allah et soyez parmi les véridiques »). Ka’b dit : « Par Allah, je n’ai jamais reçu d’Allah une plus grande grâce depuis qu’il m’a guidé à l’Islam que celle d’avoir été sincère avec le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) et de ne lui avoir pas dit de mensonge. Sinon j’aurais été perdu comme l’ont été ceux qui lui avaient menti. Allah le Très Haut avait en effet dit de ceux qui avaient menti, quand il fit descendre la révélation, la plus mauvaise chose qu’Il eut jamais dite de quelqu’un : « Ils vous jureront par Allah, si vous êtes de retour parmi eux, afin que vous vous détourniez d’eux. Détournez-vous donc d’eux ; car ce sont des êtres immondes et leur refuge est l’Enfer en rétribution de leurs forfaits (95). Ils vous font des serments afin que vous leur accordiez votre satisfaction. Si vous la leur accordez, Allah n’accorde pas Sa satisfaction à la gent dévoyée (96) » (sourate 9).

Ka’b dit : « Quant à nous trois, nous n’avons pas été du nombre de ceux qui avaient juré de leur sincérité au Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) qui accepta leurs excuses et leur allégeance et pria pour leur absolution. Il avait ainsi laissé notre cas en suspens jusqu’à ce qu’Allah en décidât de nous. Allah le Très-Haut avait alors dit : « Et il accepta le repentir des trois qui ont été laissés de côté ». Il voulait dire ainsi non pas que nous avions été laissés en arrière lors de l’expédition de Tabuk, mais qu’on a été laissé de côté par rapport à ceux qui avaient faussement juré de leur innocence. »
| Hadith unanimement reconnu authentique

Dans une autre version : « Le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) est sorti un jeudi pour l’expédition de Tabuk. Il aimait en effet sortir le jeudi ». Dans une autre version : « Il ne rentrait d’un voyage qu’en plein jour au matin. Une fois rentré, sa première visite était à la mosquée où il faisait deux unités de prière avant de s’y asseoir ».

Mercredi 16 Muharram 1431 - 30 Décembre 2009
| 8éme cours - Durée : 2h 44 min

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Mercredi 27 Muharram 1431 - 13 Janvier 2010
| 9éme cours - Durée : 2h 08 min

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Mercredi 04 Safar 1431 - 20 Janvier 2010
| 10éme cours - Durée : 2h 10 min

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Mercredi 10 Rabi' I 1431 - 24 février 2010
| 11éme cours - Durée : 2h 45 min

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Samedi 13 Rabi' I 1431 - 27 février 2010
| 12éme cours - Durée : 3h 29 min

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Hadith n°22 :
Selon 'Omran Ibn Housayn (qu'Allah soit satisfait de lui) rapporte qu’une femme de la tribu de Jouhayna vint au Messager d'Alah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) alors qu’elle était enceinte à la suite des relations adultères. Elle lui dit : « O Messager d'Allah ! J’ai transgressé l’une des limites d'Allah. Fais-moi subir le châtiment qui s’impose ». Le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) fit alors venir son plus proche parent (son répondant) et lui dit : « Traite-la bien. Dès qu’elle met au monde son enfant, viens me voir ! » Et c’est ce qu’il fit. Le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) donna alors l’ordre de bien attacher ses vêtements à son corps (pour éviter qu’elle ne se découvre) puis de la lapider. Une fois morte, il pria sur elle. ‘Omar lui dit : « O Messager d'Allah ! Tu pries sur elle alors qu’elle a forniqué ? ». Il Lui répondit : « Elle a exprimé un repentir qui, si on le partageait entre soixante dix personnes de Médine, leur suffirait (pour les absoudre). As-tu jamais trouvé de plus noble que son don de sa propre vie à Allah Tout Puissant. ? ». | Rapporté par Mouslim

Hadith n°23 :
Selon Ibn ‘Abbas (qu'Allah soit satisfait de lui) et Anas Ibn Malek (qu'Allah soit satisfait de lui), le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit : « Si le fils d’Adam avait une vallée pleine d’or, il en souhaiterait une deuxième. Seule la terre en effet peut lui remplir la bouche. Allah accepte pourtant le repentir de qui revient à Lui ». | Hadith unanimement reconnu authentique

Hadith n°24 :
Selon Abu Hurayra (qu’Allah soit satisfait de lui), le Messager d'Allah (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit : « Allah glorifié et exalté rit à la vue de deux hommes dont l’un tue l’autre et qui entrent pourtant tous deux au Paradis : L’un d’eux combat sur le chemin d'Allah et y est tué. Puis Allah agrée le repentir du meurtrier qui embrasse alors l’Islam et connaît à son tour le martyre pour la cause d'Allah ». | Hadith unanimement reconnu authentique

Mercredi 02 Rabi' Ath-Thani - 17 Mars 2010
| 13éme cours - Durée : 2h 43 min

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Rappels...

  • Le Messager d’Allah (que la paix et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : « Enseignez, facilitez et ne compliquez pas les choses ! Annoncez la bonne nouvelle et ne faites pas fuir les gens et si l’un d’entre vous se met en colère qu’il se taise. » Rapporté par Al-Hâkim et authentifié par Albâny.

  • Le Messager d’Allah (que la paix et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : « Le pèlerinage pur de tout péché n’a d’autre récompense que le Paradis ». Rapporté par Boukhâry et Mouslim.

  • Le Messager d’Allah (que la paix et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : « Allah ne m’a point envoyé aux gens pour leur rendre la vie difficile ou pour souhaiter leur perte ; Allah m’a plutôt envoyé en tant qu’enseignant et pour rendre la vie facile aux gens. » Rapporté par Mouslim.

  • Le Messager d’Allah (que la paix et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : « La foi est de croire en Allah, ses anges, ses livres, ses messagers, au jour dernier et au destin qu’il soit en ta faveur ou non. » Rapporté par Mouslim.

  • Le Messager d’Allah (que la paix et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : « Quiconque dit : j’accepte Allah comme Seigneur, l’Islam comme religion et Muhammad comme prophète, le paradis lui sera obligatoirement attribué. » Rapporté par Aboû Dawoûd et authentifié par Albâny.

  • Le Messager d’Allah (que la paix et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : « La supériorité entre le savant et le dévot, est comme celle de la pleine lune sur le reste des astres. » Rapporté par Aboû Dawoûd et authentifié par Albâny.